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je ne savais pas en achetant ce livre jeudi dernier combien il me serait précieux peu de jours après…

je savais juste que je possédais quasiment tous les livres de cet auteur auteur médecin psychiatre pas très loin de chez moi à l’hopital Saint Anne, que le dernier était encore à portée de main près de moins bureau et que j’ouvrais régulièrement les autres…

mais là le titre n’oublie pas d’être heureux et cet abécédaire me tendait les bras…

Ce weekend j’ai oublié d’être heureuse le temps d’un cataclysme qui s’est abattu sur moi, les larmes ont surgi, coulé …

Un samedi comme tant d’autres et puis de presque rien, ou plutôt d’une situation toute bête,

d’un refus de ma part de passer ma carte bleue

de donner de l’argent de poche demandé comme un du,

une crise a démarré, une de plus, une de celles que j’essuie depuis si longtemps, une de celle ou l’argument est le même implacable:

mon père te verse une pension alimentaire, tu me la dois, tu voles l’argent de mon père

à partir de ce moment là on part dans un monologue de la part  de Chérubin à n’en plus finir ou l’on tourne en rond, ou il est tellement remonté et sur de lui, que mes arguments ne servent à rien, n’ont aucun effet…

Alors j’ai pris l’habitude de ne pas répondre de laisser passer la crise, de me taire, depuis ce jour ou j’ai saigné du nez abondamment et ou le médecin m’a expliqué que sinon j’aurais fait un AVC…

La soupape, le corps qui réagit avant l’irrémédiable…

Allez savoir pourquoi ce samedi je n’ai pas obtempéré pourquoi j’ai décidé de dire non: je n’ai pas tiré d’argent et puisque tu as décidé d’arrêter tes études et de travailler,  je n’alimenterais plus l’argent de poche

parce que j’étais lasse que tout recommence, à peine un mois après son retour: les journées sans aller à la fac, les mensonges, les nuits sans sommeil et les les matins ou il ne se lève pas…

lasse des deux dernières semaines ou le constat d’échec était flagrant, ou il avait annoncé qu’il allait travailler dans une sandwicherie avec ses potes, ou  il était censé partir travailler et se levait en retard, ou il repoussait le jour ou il amènerait ses papiers au patron  (et pour cause, il ne savait pas ou ils étaient et ne les cherchaient surtout pas, je les ai trouvé après son départ dans un des manteaux entassés sur le fauteuil…)

lasse de ses explications vaseuses, des doutes qui s’insinuaient en moi,

aucune idée ce samedi de ce qu’il ferait réellement: simplement qu’il disait à tous qu’il allait travailler car je voulais qu’il dégage, une manière élégante de s’en sortir en me mettant tout sur le dos…

Allez savoir pourquoi je n’ai pas anticipé  la crise de démence qui a suivi,

pourquoi j’ai tenu tête résisté, jusqu’à ce que ce ne soit plus possible,

il aura fallu qu’il se heurte à moi, le visage haineux et violet les poings fermés à s’en blesser, tremblant, soufflant pour essayer de se contenir,

qu’il appelle sa sœur pour qu’elle me résonne et elle effrayée à l’autre bout du fil,

qu’il balance le fauteuil de l’autre côté du salon, renverse les tiroirs, éventre le sac de litière neuf, balance par terre mon sac à main cherchant ma carte bleue

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qu’il fracasse le téléphone fixe sur le mur: plus de piles  plus de possibilité de téléphoner

mon portable dans la main je ne savais même plus le numéro de la police,  c’est le 17 pauvre conne m’a t’il dit en arrachant de mes mains le portable  et en me menaçant de le balancer par la fenêtre,

chantage: donne moi ta carte sinon je casse tout…

je lui ai dit tu te rends compte que tu as commis l’irréparable que ton attitude est inacceptable , que l’on ne pourra revenir en arrière…

Il est allé tirer e maximum 300€ je lui dois encore 110€ et nous serons quitte

il aura touché la pension alimentaire pour février, le plus drôle étant que je ne l’ai toujours pas perçue son père ‘ayant pas encore daigné me faire le chèque…

situation loufoque si elle n’était dramatique…

j’ai cédé pour que cesse cette crise de démence

car c’est ainsi que je la qualifie, il n’y a pas d’autres mots…

J’ai ouvert ce matin le livre de Christophe André au mot EPREUVE:

c’est une adversité qui nous fait trembler sur nos fondements, durant laquelle on se demande si l’on va survivre, ne serait-ce que psychologiquement, une période dont on se demande si on ne va pas sortir définitivement brisé et délabré et inapte à continuer quoi que ce soit… L’épreuve est ce visage terrible que peut prendre la vie…Nous ne pouvons pas savoir ce qui se passera ensuite,  en aucun cas. Alors de toutes nos forces, nous avons à  faire face qu’à l’épreuve elle-même et non pas à nos élucubrations et ruminations. du mieux que nous pouvons car rien ne sera parfait…

Puis autre chose viendra et la douleur inquiète, c’est ne pas savoir quoi, ni quand. mais quelque chose viendra: « La vie a deux visages: un émerveillant et un terrible. Quand vous avez vu le terrible, le visage émerveillant se tourne vers vous comme un soleil »

j’ai vu le pire ce weekend, le terrible, le diable… un jour peut-être reverrais-je le soleil…Ce qui est certain que j’ai vu trembler mes fondements et que je me suis demandé hier si je pourrais survivre, continuer, s’il ne vallait pas mieux partir et cette fois tout laisser pour enfin trouver la paix…

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Publié février 11, 2014 par teatimeandscones dans Uncategorized

6 réponses à “

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  1. Ton fils a un comportement de révolte et tu en subit les conséquences ! se sont des moments difficiles, je suis de tout coeur avec toi. Courage, bises.

    fleur lilas (Béa)
  2. Comment vas-tu aujourd’hui…? Il faut que tu penses à toi, il est majeur capable de se débrouiller
    C’est bientôt le carnaval de Venise ..tu vas commenser à penser à faire ta valise çà va te faire du bien. Tu vas nous ramener de superbes photos 🙂
    Prends soin de toi !!

    Je suis là si tu as besoin . Gros bisous ❤

  3. Tu ne pouvais pas prévoir un tel accès de violence Catherine. Tu te démènes corps et âme pour lui. Maintenant il est grand temps de te concentrer sur toi. Venise approche, la distance va te faire du bien.
    Prends bien soin de toi. Bises

    Marie-Aimée Kléber
  4. Mais quelle dure vie tu vis là…… je suis de tout coeur avec toi …. on ne se connait pas mais si tu veux parler tu peux le faire avec moi parfois parler à une inconnue ça fait du bien…. ❤

  5. J’espère que les choses s’arrangent malgré tout! Bises!

  6. Courage! Comme cette situation est triste et difficile à vivre… Prends soin de toi!

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