Archives de février 2014

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S comme Savourer:

Affronter la difficulté: ça, tu sais.

Mais inviter en toi la grâce et la beauté?

Dix fois dans la journée, arrête toi pour célébrer un petit moment de vie.

En ce moment je savoure mon abécédaire de psychologie positive, de Christophe André psychiatre, je l’ouvre quand le souffle me manque, quand soudain je sens remonter en moi cette vague qui me submerge, quand ma gorge se serre, quand les larmes sont prêtes à jaillir… Alors j’ouvre son livre un peu par hasard et à la lettre S j’ai trouv2 soucis, mais je me suis attardée sur le mot

Souffrance: « ne pas chercher à ne pas souffrir, ni à moins souffrir, mais ne pas être altéré par la souffrance »écrit Simone Weil, cela me semble une prière très réaliste,  mais aussi une voie pour nos efforts. On ne peut supprimer la souffrance, on ne peut que limiter son influence. Pour qu’elle n’interdise pas au bonheur de nous visiter, malgré tout.

il a raison, si on ne laisse pas la souffrance nous envahir totalement, si on tente de la limiter en ne lui laissant pas nous envahir complètement alors on laissera une petite chance au bonheur de nous visiter, malgré tout en effet …

La semaine passée après le tsunami qui m’avait submergée et la violence des mots et des actes de Chérubin qui sur une dispute partie de rien avait renversé fauteuil et meubles et avait quitté la maison j’ose dire pour de bon , parce qu’il y a des moments ou le retour en arrière n’est plus possible, que je suis la mère, lui l’enfant mais que cela n’excuse pas tout,  qu’il y a des limites à la tolérance , que la ligne jaune avait été franchie…que la blessure était énorme, que je ne pouvais plus accepter l’inacceptable, qu’il faudrait du temps pour que la cicatrice s’estompe, pour que puisse de nouveau lui sourire, lui parler normalement, et oublier peut-être…

Depuis il est nomade, sans lieu de vie, sans boulot, du moins je le suppose, il passe de temps en temps déposer le linge sale, prendre du rechange, des sous il en a un peu je suppose il a tiré 300€ il a travaillé un peu avant de ne pas être embauché pour n’avoir pas amené ses papiers, trop cossard pour les chercher, être arrivé en retard je suppose la première semaine de boulot…

il a été hébergé par sa sœur 3 jours, le 4ème jour ils se sont accrochés: il avait la même attitude chez elle qu’a la maison, et aucun respect ni pour elle ni pour son compagnon… il a repris sa route… il passe de temps en temps,

dans 3 mois il aura un toit, j’ai donné congé à ma locataire, je me prive de revenus pour qu’il est un toit qu’il ne soit pas à la rue car sans boulot, il va finir par lasser les bonnes âmes qui l’hébergent, les amis se raréfieront, je ne veux pas qu’il finisse sa route dans la rue, qu’il cède à d’autres drogues, que l’on m’annonce un jour le pire…

je ne veux pas apprendre qu’il est devenu chien errant définitivement, il aura un toit, la sacrosainte pension de son père servira à payer les charges il aura le minimum 150€ pour solde de tout compte et devra se débrouiller… à lui la liberté celle qu’il souhaitait, finit le doux cocon de la maison, il lui faudra se débrouiller,  je n’aurais rien à me reprocher,  j’aurais fait le maximum,

j’aurai été trop gentille, trop laxiste m’a dit une connaissance (sans enfant), trop généreuse certainement,  je soignerais mes blessures,  je tacherais d’oublier…

c’est un solde de tout compte, un toit pour ne pas sombrer, j’espère qu’il saura ne pas sombrer

c’est le prix de la liberté et le goût amer d’un échec..

ainsi je n’interdirais plus au bonheur de me visiter…

le bonheur à pris le visage d’une belle journée, le bonheur à pris le visage d’une belle balade parisienne,

le bonheur a pris la forme de jolies photos à partager

le bonheur prendra la route pour Venise en fin de semaine

le bonheur ne se laissera pas gâcher

le bonheur est à savourer sans modération chaque journée

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Publié février 18, 2014 par teatimeandscones dans Uncategorized

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je ne savais pas en achetant ce livre jeudi dernier combien il me serait précieux peu de jours après…

je savais juste que je possédais quasiment tous les livres de cet auteur auteur médecin psychiatre pas très loin de chez moi à l’hopital Saint Anne, que le dernier était encore à portée de main près de moins bureau et que j’ouvrais régulièrement les autres…

mais là le titre n’oublie pas d’être heureux et cet abécédaire me tendait les bras…

Ce weekend j’ai oublié d’être heureuse le temps d’un cataclysme qui s’est abattu sur moi, les larmes ont surgi, coulé …

Un samedi comme tant d’autres et puis de presque rien, ou plutôt d’une situation toute bête,

d’un refus de ma part de passer ma carte bleue

de donner de l’argent de poche demandé comme un du,

une crise a démarré, une de plus, une de celles que j’essuie depuis si longtemps, une de celle ou l’argument est le même implacable:

mon père te verse une pension alimentaire, tu me la dois, tu voles l’argent de mon père

à partir de ce moment là on part dans un monologue de la part  de Chérubin à n’en plus finir ou l’on tourne en rond, ou il est tellement remonté et sur de lui, que mes arguments ne servent à rien, n’ont aucun effet…

Alors j’ai pris l’habitude de ne pas répondre de laisser passer la crise, de me taire, depuis ce jour ou j’ai saigné du nez abondamment et ou le médecin m’a expliqué que sinon j’aurais fait un AVC…

La soupape, le corps qui réagit avant l’irrémédiable…

Allez savoir pourquoi ce samedi je n’ai pas obtempéré pourquoi j’ai décidé de dire non: je n’ai pas tiré d’argent et puisque tu as décidé d’arrêter tes études et de travailler,  je n’alimenterais plus l’argent de poche

parce que j’étais lasse que tout recommence, à peine un mois après son retour: les journées sans aller à la fac, les mensonges, les nuits sans sommeil et les les matins ou il ne se lève pas…

lasse des deux dernières semaines ou le constat d’échec était flagrant, ou il avait annoncé qu’il allait travailler dans une sandwicherie avec ses potes, ou  il était censé partir travailler et se levait en retard, ou il repoussait le jour ou il amènerait ses papiers au patron  (et pour cause, il ne savait pas ou ils étaient et ne les cherchaient surtout pas, je les ai trouvé après son départ dans un des manteaux entassés sur le fauteuil…)

lasse de ses explications vaseuses, des doutes qui s’insinuaient en moi,

aucune idée ce samedi de ce qu’il ferait réellement: simplement qu’il disait à tous qu’il allait travailler car je voulais qu’il dégage, une manière élégante de s’en sortir en me mettant tout sur le dos…

Allez savoir pourquoi je n’ai pas anticipé  la crise de démence qui a suivi,

pourquoi j’ai tenu tête résisté, jusqu’à ce que ce ne soit plus possible,

il aura fallu qu’il se heurte à moi, le visage haineux et violet les poings fermés à s’en blesser, tremblant, soufflant pour essayer de se contenir,

qu’il appelle sa sœur pour qu’elle me résonne et elle effrayée à l’autre bout du fil,

qu’il balance le fauteuil de l’autre côté du salon, renverse les tiroirs, éventre le sac de litière neuf, balance par terre mon sac à main cherchant ma carte bleue

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qu’il fracasse le téléphone fixe sur le mur: plus de piles  plus de possibilité de téléphoner

mon portable dans la main je ne savais même plus le numéro de la police,  c’est le 17 pauvre conne m’a t’il dit en arrachant de mes mains le portable  et en me menaçant de le balancer par la fenêtre,

chantage: donne moi ta carte sinon je casse tout…

je lui ai dit tu te rends compte que tu as commis l’irréparable que ton attitude est inacceptable , que l’on ne pourra revenir en arrière…

Il est allé tirer e maximum 300€ je lui dois encore 110€ et nous serons quitte

il aura touché la pension alimentaire pour février, le plus drôle étant que je ne l’ai toujours pas perçue son père ‘ayant pas encore daigné me faire le chèque…

situation loufoque si elle n’était dramatique…

j’ai cédé pour que cesse cette crise de démence

car c’est ainsi que je la qualifie, il n’y a pas d’autres mots…

J’ai ouvert ce matin le livre de Christophe André au mot EPREUVE:

c’est une adversité qui nous fait trembler sur nos fondements, durant laquelle on se demande si l’on va survivre, ne serait-ce que psychologiquement, une période dont on se demande si on ne va pas sortir définitivement brisé et délabré et inapte à continuer quoi que ce soit… L’épreuve est ce visage terrible que peut prendre la vie…Nous ne pouvons pas savoir ce qui se passera ensuite,  en aucun cas. Alors de toutes nos forces, nous avons à  faire face qu’à l’épreuve elle-même et non pas à nos élucubrations et ruminations. du mieux que nous pouvons car rien ne sera parfait…

Puis autre chose viendra et la douleur inquiète, c’est ne pas savoir quoi, ni quand. mais quelque chose viendra: « La vie a deux visages: un émerveillant et un terrible. Quand vous avez vu le terrible, le visage émerveillant se tourne vers vous comme un soleil »

j’ai vu le pire ce weekend, le terrible, le diable… un jour peut-être reverrais-je le soleil…Ce qui est certain que j’ai vu trembler mes fondements et que je me suis demandé hier si je pourrais survivre, continuer, s’il ne vallait pas mieux partir et cette fois tout laisser pour enfin trouver la paix…

Publié février 11, 2014 par teatimeandscones dans Uncategorized

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