Archives de avril 2013

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l’épitaphe sur une tombe du cimetière du Père Lachaise,

que j’ai remarqué alors que je sortais du cimetière après avoir accompagné Dany

Mais surtout son mari, sa fille sa soeur…sa famille dans la peine mais aussi ses amis? ceux avec qui elle avait conservé des liens étaient là, répondant présent pour la saluer, elle la fidèle, elle qui avait jusqu »au bout demandé des nouvelles de tous, dit au revoir à tous, elle qui avait toujours une attention, une pensée pour les autres…  elle si douce si généreuse, une vraie boîte à idée nous a dit sa fille à la fin pour lui dire au revoir dans un texte rempli d’amour …qu’a continué son papa tant elle craquait…

alors oui, que devient le rêve quand le rêve est fini?

Alors je vous l’avoue j’ai été perturbée, je suis perturbée parce que nous nous sommes retrouvés pour  la bénédiction dans la chapelle si froide, si sonore

si triste parce que personne ne chantait seule l’organiste… à écouter un très beau  texte que Dany avait écrit pour nous en préambule à la cérémonie et que nous a lu Carole:

et là j’ai eu l’impression que Dany était là qu’elle avait déjà prévu qui viendrait à son enterrement et soudain

avec son humour elle nous souhaitait la bienvenue en nous remerciant d’être là car

« ce n’est quand même pas le plus drôle des endroits pour se réunir »

et elle remerciait son mari pour son dévouement et son amour, sa fille, sa sœur … et nous ses amis d’avoir été ses amis et d’avoir été là pour elle…

et c’était beau, et c’était bien, qu’elle ait eu cette idée de nous parler  alors qu’elle n’était plus là:

elle si attentive aux autres malgré sa souffrance, elle savait et elle avait été consciente jusqu’au bout

avec courage elle nous disait au revoir, et nous donnait une belle leçon…

aurais je ce courage dans la même situation de penser à dire au revoir à chacun?

Déjà alors que nous attendions tous à 14h30 devant la chapelle on nous a prévenu que le corbillard avait du retard, « il était coincé dans la circulation », j’y ai vu un signe de Dany, un clin d’œil pour faire un dernier tour dans Paris, une petite rallonge pour cette sortie, elle qui avait été confinée depuis des semaines à l’hôpital puis dans le service de soins palliatifs ou elle a fini sa vie…

Mais il y a eu une autre cérémonie plus douloureuse, plus intime ou nous avons accompagné sa famille réduite (et je me suis vu moi aussi dans cette situation) car je n’ai ni frère ni sœur juste mes parents mon mari, mes enfants dans un salon du crématorium

de la musique douce des pétales de rose, nous étions invités à faire le geste que nous voulions et à dire un mot si nous le souhaitions,

je ne savais pas , j’étais tétanisée, je n’ai pas eu l’idée de regarder sur mon portable et de lire mon billet paru sur mon blog une étoile a filé (alors je l’ai édité et je l’ai envoyé a Michel et Carole puisque je n’avais pas pu le lire qu’ils le fassent dans l’intimité)

La cérémonie était intime, et à la fin j’ai été choquée car l’intervenant du crématorium a emmené Dany dans la pièce d’à côté la laissant seule désormais et c’est la que soudainement le plus jamais prends tout son sens… On nous a annoncé que le lendemain ses cendres seraient dispersées dans le jardin du souvenir du Père Lachaise…

Alors j’étais mal, je me suis demandé si elle n’avait pas trop froid, si elle n’avait pas peur parce que moi je vous l’avoue j’ai peur de la mort… Moi qui ne suis pas frileuse j’ai peur d’avoir froid, qu’en retraversant le cimetière et en voyant des tombes centenaires, délaissées abandonnées, des tombes célèbres, en voyant le monde en visite je me suis dit qu’il était gai ce cimetière qu’il devait être sympa d’y reposer.

Depuis Dany est partout, parce qu’elle était Parisienne et qu’elle habitait dans un arrondissement proche de chez moi parce que nous passons souvent pas loin de chez elle, parce que l’hom m’a fait remarquer qu’il fallait utiliser le passé, parce que je me suis souvenue de cette belle prière

L’amour ne disparaît pas,

je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

La mort n’est rien,

je suis seulement passé dans la pièce d’à côté.

Je suis moi, tu es toi,

ce que nous étions, l’un pour l’autre,

nous le sommes toujours.

Donne moi le nom que tu m’as toujours donné.

Parle moi

comme tu l’as toujours fait.

N’emploie pas un ton différent, ne prends pas un air solennel et triste.

Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.

Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été,

sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.

La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié.

Elle est ce qu’elle a toujours été, le fil n’est pas coupé.

Pourquoi serais-je hors de ta pensée.

Simplement parce que je suis hors de ta vue.

Je t’attends. Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

Tu vois tout est bien.

Je me suis dit que j’aimerais que l’on lise ce texte pour moi un jour le plus lointain possible,

qu’elle n’était pas loin car nous étions tristes,  parce que nous avions pleuré mais que nous avions aussi ri en pensant à elle en redescendant vers l’entrée principale,

et cela j’en suis sûre elle aurait aimé nous voir rire en pensant à elle,

que du club des 5 filles il n’en restait que 4 et 3 présente à l’enterrement que l’une d’entre nous ne s’était pas libérée de ses obligations, mais que nous nous étions promis de nous donner des nouvelles les unes des autres et de nous revoir avant qu’il ne soit trop tard…

Parce que c’est ce qu’elle aurait adoré nous revoir si elle n’avait été condamnée et si mal pendant ces deux années, que cette prière c’était ce qu’elle m’avait transmis, que grâce à Dany je murissais mon approche de la mort,

parce que c’est ce qu’elle voulait que nous continuions à être heureux sans elle mais en pensant à elle…

Alors ce weekend elle a été là souvent quand je voyais un marchand de cartes postales celles que je ne lui enverrais plus comme m’a dit l’hom,

quand il y avait un souffle de vent, un rayon de soleil ou la pluie qui tombait  …

J’ai invité Michel à venir plus tard pour faire ce que la maladie ne nous a pas permis de faire: nous réunir … Je sais qu’alors elle ne sera pas loin juste de l’autre côté de la terrasse, hors de notre vue mais présente dans nos cœur…

ET CELA SERA BIEN!

 

 

Publié avril 28, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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toscane

Cette image de la Toscane m’apaise,

allez savoir pourquoi moi qui déteste la campagne…

Les couleurs peut-être, ces dégradés de jaune, de vert,  les champs de coquelicots et les ciprès…

la douceur de vivre  au soleil …

Cette carte je voulais l’envoyer à mon amie Dany, je n’ai pas eu le temps

elle est partie

une étoile a filé…

le soleil brillera aujourd’hui

lorsque nous l’accompagnerons pour la dernière fois

une belle journée

pour lui dire au revoir …

elle sera aujourd’hui et pour toujours

les mille vents qui soufflent

la lumière qui traverse les champs de blé

celle qui brille dans la nuit

il me restera d’elle ce qu’elle nous a donné,

des cartes rangées dans des boîtes colorées

plein de petits billets avec des mots distillés

et tous ces souvenirs de moments partagés.

Elle est juste partie sur une autre rive

ou elle nous attendra pour de nouveaux voyages

quand nous traverserons le miroir

et que nous retrouverons son sourire

celui qui s’est enfui.

Une étoile a filé

me laissant dans la peine.

Cette carte et ce texte j’ai décidé de  les envoyer à Michel son mari et à  Carole sa fille.

Publié avril 24, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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Je pardonne aisément, par la raison que je ne sais pas haïr.

Il semble que la haine est douloureuse.

MONTESQUIEU

En amitié comme en amour les relations sont parfois difficiles, on a des attentes que l’autre ne satisfait pas toujours, on est déçu parfois parce que l’on attendait trop, que nos liens se sont distendus comme cela imperceptiblement que la vie nous a emporté ailleurs vers d’autres horizons…

Il est difficile de ne pas haïr parfois, de rester de marbre, et de pardonner toujours…

La vie n’est jamais toute noire ou toute blanche y compris en amitié…

J’ai déjà perdu des amies, simplement parce qu’a un moment de nos vies, nos chemins se sont séparés nous n’avons pas évolué de la même manière, nous n’avions plus les mêmes envies, plus rien en commun, nous n’avons fait aucun effort pour nous retenir, pour revenir…

le plus douloureux est le constat de s’être fourvoyé d’avoir cru que ce »la serait pour toujours, surtout quand pour moi ces deux amies avaient été choisies pour être marraines de mes enfants… passé ce premier moment arrive la culpabilité entretenue par les enfants qui ont perdu leur marraine, par nous même et cette question pourquoi n’ai je pas fait suffisamment d’effort ?…

et la réponse c’est que j’ai finalement estimé comme elles certainement que cela n’en valait pas la peine… Que la relation était flouée, pipée, à sens unique, que je n’étais qu’un faire valoir avec mes rondeurs, mes douleurs, que finalement ce n’était qu’un leurre, car l’amitié la vraie résiste à tout!

Vient le jour ou il n’y a plus de questions, plus de haine, plus de souffrance, c’est ainsi c’est tout…

La vie est ainsi faite, l’amitié parfois va et vient, ceux qui partent et que l’on ne retient pas ne sont pas les véritables amis…

L’amitié c’est accepter que l’autre soit différent, qu’il soit parfois silencieux, qu’il ne donne plus de nouvelles parce que peut-être il est mal, que sa vie, ses soucis le retiennent loin de nous et ne pas lui en vouloir car on a de la peine devant ce silence qui s’installe, l’amitié la vraie c’est  tendre la main à l’autre, lui ouvrir son cœur et  ne pas lui fermer sa porte quand un jour elle ou il  revient…

L’amitié la vraie c’est celle qui ne se nourrit pas du malheur de son amie, qui se réjouit de ses bonheurs, celle que l’on entretient comme une fleur dans son jardin.

«C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.»

dit le renard au Petit Prince de Saint Exupéry

mais désormais je sens que je deviens plus sauvage, plus égoïste certainement car je me rends compte que je perds moins de temps pour mes roses

sans les oublier pour autant…

Je me perds dans l’indifférence pour ne plus souffrir de l’indifférence de mes amies…

difficile constat et je reconnais que parfois cela me manque ces déjeuners aux terrasses d’un café, ces éclats de rire, ces moments volés au quotidien,

et ces confidences que nous nous faisions sur nos enfants, nos familles, notre vie tout simplement…

c’est peut-être cela qui fait la différence ne plus avoir de moments de connivence à partager…

Heureusement: il y a le virtuel et ces rencontres sur la toile qui me relient au monde,

j’y rencontre de belles personnes sous l’anonymat de la toile, je me surprends à penser

qu’un  jour nous nous rencontrerons pour de bon …

celles là qui, en tout cas c’est certain sont plus présentes dans ma vie que mes amies réelles!

viveamitie

Publié avril 22, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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Sans titre

On retrouve parfois des photos oubliées, des images un peu enfouies dans notre mémoire de moments heureux ou supposés l’avoir été… L’instant béni ou cet enfant était encore mon bébé, du temps a passé trop vite…

Il reste mon petit, quoiqu’il arrive, quoiqu’il fasse… L’amour d’une mère ne se renie pas… Il faut savoir les laisser partir mais pas n’importe comment, ne pas accepter n’importe quoi et surtout pas le manque de respect, alors remettre les pendules à l’heure ne fait pas de mal …

Je ne changerais pas, de mon enfance de mon adolescence puis de ma vie d’adulte j’ai tiré les expériences qui dictent mon attitude de mère, c’est vrai que je suis certainement que j’ai été trop tolérante quand je suis partie, pour compenser le manque d’amour paternel, le manque de douceur, j’ai donné le maximum au risque de me perdre… J’ai ce weekend laissé passer l’orage, j’ai été froide, indifférente pendant deux jours ceux qui ont suivi la discussion ou l’on m’avait fait la morale, tenté de m’infléchir, je n’ai rien dit quand le copain est venu (que je connais) et s’est tapé l’incruste pendant 24h juste demandé à Chérubin  si c’était sa nouvelle demeure?

J’ai attendu mon heure, le moment ou je pourrais parler et dimanche midi lors du repas j’ai dis mon sentiment, tranquillement, fermement… C’était ainsi et pas autrement, j’étais la mère c’est moi qui décidais, qui commandais … Mais surtout j’ai dit mon mal être aux mots dit le jeudi soir, et rappelé que si nous n’étions pas son père et moi des parents extraordinaires, je n’avais pas cette prétention que je donnais depuis 22ans  de l’amour sans retenue, sans faille et que c’était déjà pas mal, mais surtout que je ne demandais qu’une contrepartie: le respect …

Mais aussi qu’il oubliait que je n’avais peut-être pas non plus des enfants extraordinaires, qu’a faire des comparaisons avec les autres parents les autres enfants on oubliait qu’il y a du bon et du mauvais en chaque famille et que la famille rêvée idéale est rare…

J’ai choisi d’être claire, directe, un peu froide pour  dire qu’il ne serait pas supportable qu’il revienne vivre avec nous, non que nous le rejetions son beau-père et moi, simplement que ce n’était pas supportable de vivre à 4 et plus plus longtemps que pour quelques jours, quelques vacances…

Que l’appartement était trop petit et que s’il ne me supportait plus il y a quelques années au point de partir loin pour mieux revenir de temps en temps, il en était finalement de même pour moi et que cela ne  sonnait pas le glas des relations familiales, juste que mon bébé était devenu un adulte qu’il avait besoin d’indépendance … Mais que cette indépendance ne voulait pas dire faire n’importe quoi, et qu’arrêter ses études, sans assurer ses arrières, sans savoir ce qu’il pourrait faire était inenvisageable, que les adultes se devaient aussi d’être un peu responsables avant de réclamer une pension aux parents…

Que revenir s’installer ici pour un temps indéterminé qui pouvait se compter en mois  était impensable, inimaginable… Que je lui demandais d’avoir un projet construit et réfléchi  avant de tout abandonner, que la vie n’est pour personne un long fleuve tranquille …

j’ai touché mon bébé, il avait compris avant que je ne parle, l’hom n’a rien rajouté… javais laissé parler mon cœur de maman blessée et remis les choses en ordre!

Un peu plus tard j’ai vu que mon grand était touché qu’il avait de la peine, alors je l’ai rappelé et la maman douce a parlé: je ne lui fermais pas la porte, s’il avait envie de quitter l’armée il n’y avait aucun souci pour moi je ne l’imaginais pas général… Ce que je voulais c’est qu’il explore les possibilités qui s’offraient à lui, qu’il y avait forcément des solutions, qu’alors je l’aiderais lui donnerais une pension celle que je pourrais… qu’il ne serait pas rejeté, jamais!

Je lui ai juste rappelé que je l’aimais…

Publié avril 22, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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41BXVl5P3hL._SL500_AA300_Ce matin curieusement j’ai retrouvé ce livre que j’avais acheté à sa sortie en 2009 (un peu comme un signe), je dis curieusement car hier soir mon fils aîné revenu d’Allemagne pour quelques jours nous a fait a l’hom (qui n’est pas son père) une superbe démonstration de règlement de comptes qui m’a laissé un goût amer…

J’ai quitté le salon n’en pouvant plus de l’entendre me parler ainsi, l’hom a continué a écouté ne rompant pas le dialogue d’ailleurs était-ce un réel dialogue? Plutôt une démonstration de manipulation…

Alors comme dit l’auteur on a beau dire qu’en amour on ne compte pas , les liens affectifs se tissent autour de dons, de dettes, loyautés difficiles à équilibrer entre ceux qui donnent beaucoup, ceux à qui tout est dû,  et ceux qui ne veulent rien devoir à personne…

Moi je suis fille unique et aussi loin que je me souvienne j’ai toujours entendu ma mère me dire: avec tout ce que l’on  a fait  ou dans le même registre : je me suis privée toute ma vie pour toi, ces phrases elles font mal, quand elles sont une ritournelle mais on peut dire que j’en ai l’habitude cela glisse désormais sur moi après presque 56 ans d’existence il est temps de ne plus leur laisser de prise sur moi… En fait ma mère avait besoin de le dire pour se valoriser auprès de ses amies, de la famille, cela devait la rassurer quelque part de bien vouloir croire qu’elle faisait tout ce qu’il fallait, au moins en est-elle persuadée!

Moi avec le temps j’ai compris qu’elle ne faisait rien sans exiger de la reconnaissance , c’est ainsi pour se sentir exister elle donne mais en même temps rappelle  sa soit disant générosité   pour qu’on lui donne quelque chose en retour… Elle se plaint souvent  par exemple elle a passé quelques jours chez moi lors de notre voyage à Florence veillant sur le chat et mon fils, l’aîné son « chéri » est arrivé et là il y a semble-t-il eu dans notre petit appartement de 3 pièces 64m2 un va et vient de copains  de mon fils qu’elle a accueilli, nourrit, chouchouté comme si c’était ses petits enfants clamant que cela lui avait donné beaucoup de travail et coûté beaucoup d’argent (elle a oublié de mentionner que je lui avait laissé dans le tiroir un chèque en blanc et qu’elle s’est remboursé des courses supplémentaires occasionnées) c »est ainsi j’y suis habituée, l’hom ne s’y fait toujours pas…      Elle oublie aussi de préciser que cela lui permet d’être dans Paris, d’aller faire des courses facilement dans les grands magasins, qu’elle reçoit sa copine, sort avec elle alors que dans sa banlieue elle est plus coincée.

De cette éducation, j’ai tiré des leçons ainsi je me suis jurée dès l’enfance de ne jamais dire à mes enfants avec ce que j’ai fait pour toi…   Je fais ce que je peux avec plaisir souvent sans exiger rien en retour (sauf quand je vois que Chérubin   ne va plus en cours, glande etc… là, l’argent nerf de la guerre devient l’enjeu d’un conflit… )

J’ai vite appris de mon enfance, de mon adolescence que ne rien devoir à personne était un luxe, que ce luxe me donnait une certaine indépendance ainsi je n’avais pas à dire merci, ni à être reconnaissante.

Par contre j’aime donner, prendre du temps pour trouver le cadeau, le bon celui qui ravira la personne à qui je le destine, ce plaisir est réel, joyeux, il n’y a pour moi aucune obligation si je donne c’est que j’ai envie, que cela me plait, que j’ai envie de faire plaisir, et surtout que je n’attends rien en retour…

Quand on devient mère à son tour, on donne sans compter, l’amour, la tendresse , le temps et dons pas seulement de l’argent… pendant une grande partie de leur vie nos enfants sans même qu’ils en aient conscience recevront sans compter, quand on devient parent le livre de compte des comptes débute pour ne jamais vraiment cesser, quand à leur tour nos enfants deviendront parents nous donnerons alors à nos petits enfants cela me semble logique, ainsi va la vie  …Un jour si nous possédons quelque chose (bien immobilier, meubles…  ils hériteront cela sera l’ultime don que nous leur ferons… Le plus beau des dons que nous puissions leur faire est la vie et ce qu’il vont en faire, on essaye de leur donner le meilleur et cela ne se mesure pas toujours en terme d’argent (heureusement…)

On a beau donner en tant que parent, ce n’est pas toujours assez aux yeux des enfants,  c’est ainsi on fait tout ce que l’on croit être bien, juste, bon pour eux et un jour on s’aperçoit que l’on a tout faux, que nous n’avons pas été parfaits à leurs yeux.

C’est ainsi qu’hier soir j’ai eu droit à une avalanche de  reproches divers qui m’ont laissés chancelante, j’ai depuis un goût amer dans la bouche, une boule dans la gorge… Que je ne sois pas une mère parfaite, je n’avais pas cette prétention d’y croire… Mais que l’on me fasse les comptes froidement de ce qu’il estime que je dois me met hors de moi, la ligne jaune est franchie, de l’inconcevable… Je n’ai aucun droit au respect, à quel moment ai-je loupé le cap… à quel moment ai-je fauté? ainsi être une maman douce et permissive (je l’ai été par compensation d’un père dur et sans cœur) et généreuse  aura été une erreur… Avoir consacré ma vie personnelle à mes enfants en priorité leur accordant tout mon temps libre, en les laissant le moins seuls possibles malgrè mon travail aura été une erreur…

Toutes ces années à m’être oubliée au profit de la sainte famille aura été un leur, une erreur… j’en paye les conséquences en ayant des soucis de santé mais qui s’en soucie hormis l’hom … Les enfants sont égoïstes et c’est normal ils ont leur vie à faire, à construire.

J’ai depuis longtemps renoncé aux enfants idéaux: ceux des autres comme dans le sketch d’un humoriste bien connu? ou le blond a des enfants parfaits…   Les miens ne le sont pas et j’en suis consciente. Cela ne m’empêche pas de m’inquiéter pour eux de culpabiliser de n’avoir pas fait ce qu’il fallait, d’avoir fait des mauvais choix, pris un mauvais chemin, mon but était de les protéger de les armer et de les préparer à leur future vie d’adultes, et je les découvre manipulateurs,  intéressés , je doute de leur amour car dans la tirade d’hier l’amour était absent ce n’est pas cela l’amour pas celui que je conçois pas celui en lequel je crois.

Mon fils hier soir  a négocié pour son frère et lui une pension faisant monter les enchères (il veut arrêter ses études d’élève officier en Allemagne et rentrer en France recommencer autre chose, mais quoi?) , il m’a dit que tout parent devait se priver pour son (ses) enfants et que c’était ce qu’il fallait que je fasse, a été jusqu’à me dire que c’était le prix à payer pour ma tranquillité  (son père ne donnant qu’une pension et rien de plus) etc…

J’ai cru entendre son père, j’ai vécu de nouveau l’humiliation de cette manipulation, j’avais affaire au fils et j’avais devant moi le pervers manipulateur qui renversait la vapeur, j’étais de nouveau la coupable, celle par qui tout arrivait, la faute était sur moi j’étais de nouveau la méchante la coupable et rien ne s’arrêterait jamais sauf si je fuyais… D’ailleurs c’est bien pour cela que je fuis régulièrement et j’ai bien compris que c’est ce que l’on me reproche de dépenser avec l’hom de l’argent qui pourrait leur être versé pour qu’ils vivent « cool » sans rien faire ou presque…

Le pire dans tout cela c’est que je suis triste,si triste,  mais aussi en colère car mes enfants n’ont pas les parents dont ils avaient envie (puisqu’il compare avec ceux des potes et me les cite en exemple), il oublie que je n’ai pas non plus les enfants dont je rêvais, d’ailleurs a-t-on jamais les parents et les enfants dont nous rêvions?…

Il oublie que tout n’est pas dû, que je suis la mère adulte responsable, que je résiste, que je n’accepte pas tout parce que cela fait partie de la relation éducative, qu’il est chez moi avant d’être chez lui, que c’est encore moi qui décide, moi qui tient les comptes et que ce n’est pas lui qui dicte sa loi.

Il oublie que l’amour c’est cadeau!

Publié avril 19, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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 « je ne veux pas de ce pauvre type »

qui pensez-vous qui puisse dire une telle chose?

de qui parle la personne?

pourriez-vous imaginer qu’il s’agit d’un père qui parle de son fils?

et pourtant …

Ainsi parle le père biologique de mon fils quand son beau-père (mon mari depuis deux ans ) fait tout ce qu’il peut pour maintenir le dialogue,

cherchez l’erreur…

J’ai la garde du bébé (bientôt 20 ans) depuis la non conciliation novembre 2005, confirmée par le divorce effectif  puis en appel  juin 2009,

8 ans que je gère seule, en live les bons et les mauvais moments,

 le père, le vrai celui qui l’a élevé jusqu’au divorce qui a crié que je détruisais la famille,

que je lui enlevais ses enfants (13, 15 et 20ans plus des bébés!),

qui a réclamé une garde alternée pour ne pas payer de pension alimentaire,puis qui s’en est délesté promptement comprenant que la pension le déchargeait de toutes obligations, celui qui bien vite a cessé d’exercer régulièrement son droit de garde sur les vacances scolaires n’écoutant que son bon plaisir… Ce père qui a disparu de leur univers, se contentant de les critiquer, ce père si aimant, si généreux, si attentif qu’il ne les reçoit désormais qu’une à deux fois par ans, ce père dont ils n’attendent rien, surtout pas de générosité, encore moins d’amour, ce père qui est incapable de donner quoi que ce soit, ce père qui a une pierre à la place du cœur,  ce père qui se croit si supérieurement intelligent parce qu’il a fait de longues études, ce père qui ne fait rien pour m’épauler, qui se contente de répondre au bout de quatre jour quand j’envoie un mail pour parler de la situation et de son fils, ce père qui donne des ordres qui m’accuse d’être faible…et j’en passe, ce père qui ne m’a jamais été d’aucun secours, ce père ne changera jamais…

c’est le propre des pervers narcissique

Je l’ai appris à mes dépends

J’ai mis 22ans à me sauver

J’ai mis tant de temps à accepter que l’erreur ne venait pas de moi,

tant de temps à accepter que je n’était pas nulle,

tant de temps à comprendre que je pouvais vivre

exister

me débrouiller

sans son aide et surtout

que sans lui je serais si bien

tant de temps à m’en débarrasser

moins de temps à me reconstruire,

une vie,

effacer le passé

effacer les souvenirs

me construire un avenir…

J’ai laissé le directeur financier, l’intelligent,le mécréant,

je lui ai laissé ses meubles ses tableaux, les rideaux…

je l’ai laissé à ses démons

et pourtant

Il est responsable légal, conjointement

sur le papier!

Au moment ou cela ne va pas bien, ou pour la X ème fois  je l’avertis

(je n’en demande pas plus, consciente qu’il ne me sera d’aucune aide)

d’une situation qui devient difficile,

je me heurte une fois de plus à l’indifférence,

j’ai l’habitude cela ne me heurte plus vraiment,

cela me met juste très en colère…

Je suis triste pour mes enfants quel père leur ai-je donné?

Ce père vient de téléphoner à notre fille en lui disant de prendre son frère en charge (à ma place et à sa place) en lui faisant la morale et en la culpabilisant,

c’est à elle en tant que sœur ainée de s’occuper du dernier celui qui cause soucis,

et quand elle lui dit que c’est lui le père il répond:

je ne veux pas de ce pauvre type

comme on parle d’un chien?

d’un inconnu?

J’enrage, j’ai envie d’hurler de lui hurler que le pauvre type c’est lui

qu’il aille au diable,

qu’une fois de plus on se débrouillera sans lui,

que le raté dans l’histoire n’est peut être pas celui auquel on pense…

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Publié avril 9, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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111

Je sombre

j’avance à pas lents,

je ne sais plus comment faire,

ni quoi dire,

je suis en déroute…

Pas de solution, pas de miracle,

je suis épuisée de ne pas bien dormir,

de ne pas réussir à récupérer,

sauf de temps en temps la journée,

l’infection me gagne, il faut la soigner,

j’ai la tête qui éclate,

qui va exploser.

Plus envie d’écrire

Plus envie de lire

je ne peux plus me concentrer

avec cette tête qui implose

seulement de me reposer

un peu

et que l’enfant devienne grand

qu’il se prenne en main vraiment

que je n’ai plus à crier pour qu’il se lève

plus à me soucier de son avenir

qu’il gâche,

un coup de colère

un poing contre une porte et le voilà coincé

en réalité une bonne excuse pour rester allongé

pour ne plus rien faire de ses journées

juste jouer et fumer…

Les symptômes sont ceux d’un drogué

accepter de le reconnaitre,

accepter de se faire soigner

pour sortir de ce cercle vicieux

alors seulement il ira mieux

car pour le moment il est mal j’en suis consciente

mais je n’ai pas de solution,

je n’attends pas de miracle.

Publié avril 8, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

L'Atmosphérique

Marie Kléber

Un kiwi en Bretagne

Un kiwi c'est bien...en Bretagne c'est mieux!!!

Un Bonheur qui Pétille!

365 jours pour croquer la vie à pleines dents

koalisa.com/

Bretagne, brocante, déco, séries télé, blog pur beurre salé avec parfois une petite touche d'Asie du Sud-Est !

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Il y a bien longtemps, dans une blogosphère lointaine, très lointaine... vivait un drôle de petit blog !

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