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« votre enfant, n’est plus votre enfant… Ce n’est plus celui que vous avez mis au monde, choyé, soigné, élevé…

Il faut vous rendre à l’évidence, votre enfant est devenu un autre, un étranger que vous ne reconnaissez plus… »

A quel moment a t-il basculé, qu’ai  je fais, non pour mériter cela, mais quel erreur ai-je faite?

A quel moment la fêlure?

En quoi suis-je coupable,

D’ailleurs suis-je coupable?

De tous les maux, de tous les manques, de toutes les erreurs

les miennes, les siennes, de l’absence de son père et de la démission de père?

J’ai divorcé du père pour me sauver, pour nous sauver, et il retombe dans un autre enfer, celui qu’il s’est crée…

Coupable de n’avoir pas vu, là tout de suite,

de n’avoir pas su voir, pas deviné,

coupable de ne pas avoir compris, de l’avoir cru, de ne pas avoir su déceler ses mensonges…

Mon enfant n’est plus celui que j’ai mis au monde, n’est plus ce petit garçon que je tenais par la main, que je guidais sur le chemin de la vie.

Mon fils n’est plus celui que je soutenais, que je portais à bout de bras,

il n’est plus celui que j’aimais,

sans restriction, sans condition…

On divorce d’un père, on ne divorce pas de son enfant…

La douleur est plus forte.

Mon enfant n’est plus mon enfant,

celui que je serrais dans mes bras, celui qui m’aimais, qui me parlais, qui dialoguait,

Mon fils est devenu cet autre, que je déteste souvent;

Mon fils est devenu cet autre que je ne reconnais pas.

Mon fils est devenu cet inconnu qui vit chez moi,

ou plutôt non je suis une mère qui vit chez un inconnu.

Nous ne sommes plus chez nous, nous sommes chez lui,

il nous faut nous plier à son bon vouloir…

Et c’est intolérable.

Mon enfant est devenu cet autre que je ne reconnais plus,

cet autre qui m’exaspère et nous met en péril,

cet autre que je ne tolère plus,

cet autre qui a dépassé les limites de l’acceptable.

Mon enfant n’est plus mon enfant,

il a désormais en quasi permanence ce masque de haine, d’indifférence et  de violence.

Mon enfant est devenu un autre qui s’enlise chaque jour davantage,

et je suis impuissante, désarmée,

si on ne sait pas nager, on ne peut sauver une personne qui se noie,

Mon enfant est devenu cet étranger dont je ne comprends pas la langue, il est devenu cet autre qui se laisse couler,

Sa vie n’est plus un jeu, il se met en péril, il nous met en péril…

Mon enfant a dépassé les limites de l’acceptable, il fuit la réalité, il fuit les responsabilités,

il se ment à lui même.

Il a cette semaine dans un acte de rare violence, d’énervement … frappé la porte avec son poing,

fracture déplacée qui nécessitera opération et probablement pose d’une broche … Cela aurait du le calmer..

Mon médecin me laisse imaginer si j’avais été à côté de lui et si c’est moi qui avait reçu le coup…

Je ne l’imagine pas,

Je sais qu’il m’a mené en bateau,

qu’il a endormi ma confiance.

Mon enfant n’est plus mon enfant?

Je ne le crois plus,

Je me suis fait manipuler, habilement depuis des mois, moi et mon entourage familial,

Il nous a bien eu, bien endormi…

Nous ne voulions pas voir,

cela fait mal cette réalité!

J’ai enfin ouvert les yeux,

J’ai enfin compris ,

Mais le principal souci est que mon enfant est majeur…

Vendredi il a recommencé à s’énerver deux jours après avoir passé sa rage sur une porte,

cette fois il cherchait ce qu’il pouvait casser dans le salon pour m’atteindre…

Alors je suis en dérive, moi aussi, je suis de nouveau cette mouche qui se cogne contre les murs car elle ne trouve pas la sortie!

Mon enfant est dépendant,

Je peux m’estimer heureuse que cela ne soit que du hash,

mais la tolérance n’existe pas…

J’ai été trop tolérante, c’est ainsi je n’y peux rien cela fait partie de moi

de mon amour pour les autres, de mon envie de leur faire plaisir, d’adoucir les angles…

J’ai eu tort mais c’est ainsi.

JE NE SUIS PAS COUPABLE,

C’est trop facile de me jeter la pierre.

Je me sens mal parce que  pour la première fois

dans mon existence de maman je n’ai pas de solution pour l’aider sans qu’il accepte de se prendre en charge,

je ne peux ni aller à la fac et travailler à sa place, ni aller me faire soigner pour lui…

Je ne suis pas responsable de son comportement, de sa déviance, je la subit, quoiqu’il puisse dire ou faire je n’en suis pas la cause, pas plus que qui que soit d’autre.

On est seul responsable de son comportement, et on ne peut arriver à se libérer d’une dépendance que si l’on y est résolu.

Je vais devoir trouver des solutions, pour supporter cet enfant qui n’est plus le mien.

Je fais partie des parents qui doutent, des parents qui souffrent,

La drogue n’est pas un jeu,

Cela n’arrive pas qu’aux autres!

….

 

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Publié mars 24, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

8 réponses à “

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  1. la dépendance fait souffrir, mère dans ton cas, épouse dans le mien …
    bien sûr qu’on en arrive à se demander ce qu’on a fait de mal pour qu’il(s) en arrive(nt) là, mais non, nous ne sommes pas coupables, il est trop facile de nous jeter la pierre, plutôt que de regarder la réalité en face.
    je te souhaite beaucoup de courage, la démarche doit venir de lui, car sinon, toutes les tentatives seront vaines … Ce truc est une saloperie, comme toutes les dépendances qui enchaînent malheureusement.
    tu dois te sauvegarder, te protéger, car sinon c’est toi qui sera malheureusement en péril. Ce n’est plus ton fils, que tu côtoies, c’est l’ombre de la dépendance, ne t’en fais pas, il est toujours là, masqué, mais il te reviendra si il trouve le courage de sortir de cet enfer.
    courage Catherine.
    bisous

    • merci pour tes mots, nous souffrons toutes deux, la dépendance d’un être aimé est une chose difficile à gérer à accepter aussi… Je suis en effet impuissante, s’il reconnait prendre de la drogue, il nous prend de haut en refusant d’admettre qu’il doit se faire aider, alors se faire soigner … Mon mari essaye de réinstaurer un dialogue, difficile car il n’est que le beau-père mais en même temps plus facile… Et moi je craque mais cela va aller, bon courage a toi aussi… Je t’embrasse CATHERINE

  2. Oh ma belle, je ne sais pas quoi te dire. C’est dur de voir son enfant devenir cet autre, un étranger presque. La solution est qu’il admette sa dépendance et qu’il accepte de se faire soigner mais seul lui est apte à prendre la décision. Je sentais que çà n’allait pas fort chez toi mais je ne peux t’aider à part en t’envoyant ces quelques mots.
    Il est mal et il s’enfonce un peu plus dans sa dérive, il a dù trouver çà pour aller mieux, c’est illusoire mais le fait est qu’il est dépendant maintenant. Après peut être que du fait qu’il se fait du mal et qu’il peut en faire aux autres peux tu arriver à le faire soigner. Il faudrait en discuter avec un médecin ou comme çà, je ne sais pas trop. Mais çà vaudrait le coup de te renseigner. Gros bisous Catherine.

    • merci à toi de ce gentil message, on fait des enfants on les aime, les élève, on leur donne de l’amour, le plus possible on fait ce que l’on peut pour eux et pourtant parfois rien ne va plus, ils prennent un autre chemin ils se cherchent, ne savent pas que faire étude… certains sont plus faibles, plus maléable, on fume un peu, cela ne prête pas à conséquence puis il y a d’autres tentation cela aide un peu au début et puis petit à petit on devient cet autre.Le dialogue n’est pas rompu il parle avec mon mari son beau père depuis hier je souffle il est parti s’installer chez sa soeur qui est partie en voyage, il est dépendant mais bien sur dit qu’il n’a pas besoin de se soigner le souci est qu’il est majeur, et que l’on ne peut obliger personne a se soigner s’il ne le veut pas.BISOUS

  3. Je pense fort à toi et à ton fils Catherine, oui tu dois te protéger car il faut que tu tiennes le coup pour toi mais aussi pour lui car caché derrière le masque que tu ne reconnais pas, que tu détestes parfois, il y a toujours ton fils. Ce n’est pas ta faute, tu n’es pas responsable de ses choix et malheureusement c’est à lui de prendre la décision de s’en sortir, mais au fond de lui il sait bien que tu l’aimes et que tu l’aimeras toujours et même s’il te rejette, ton amour est aussi un repère dans sa nuit … Difficile d’être maman parfois. Prends bien soin de toi Catherine.

    • Je suis très mal, mais cela ira, mercredi matin je vais faire un bilan cardiaque, je reprends des petites pilules qui me calment(?) Philippe est parti chez sa soeur, je souffle un peu… Claude essaye d’être un intermédiaire, les conditions de Philippe sont effarantes et oui il pense que c’est lui qui doit nous dicter les conditions de vie,s’il reconnait se droguer un peu, comme toute addiction, il n’est pas conscient que c’est au point qu’il devient inhibé et que se faire soigner est une évidence, je n’ai pas la solution… Mais je sais que désormais il ne peux me duper.
      OUI Gwen c’est difficile d’être maman. BISES

  4. Catherine, des mots durs à coucher sur le papier pour une maman, mais qui soulagent aussi j’imagine. Tu n’es en effet coupable de rien. Aujourd’hui vous vous trouver tous les deux dans une impasse – vous souffrez tous les deux de manière différente.
    Cela doit être atroce de voir son fils devenir un étranger. Mais derrière cette souffrance qu’il s’impose il y a encore le petit garcon que tu as aidé à grandir. Je dirais qu’aujourd’hui il a besoin de toi, encore plus qu’avant peut-être. Mais que toi aussi tu dois te protéger.

    Je pense fort à toi et à lui aussi. Des bises et tendres pensées

    • MERCI Marie. EXPRIMER ICI MES MAUX PAR CES MOTS ME FAIT du bien, à qui puis je le dire? J’ai lu, j’ai cherché, je comprends mieux, je sais maintenant que tout ce qu’il peut dire nous dire en soutenant que non il ne fume que très peu, ce n’est que la face cachée de l’iceberg, je sais ce que je trouve dans la chambre, je sais les pupilles dilatées, la violence verbale, physique, je sais les absences les mauvais résultats, je ne suis pas dupe et c’est le principal, qu’il ne puisse plus m’endormir est déjà un bon début… Après il y a ses exigences ses délires sur la vie qu’il veut mener… Il ne se rend plus compte qu’il n’est plus le meme il a de mauvais conseillers (bons pour lui) des copains qui lui donnent de bons conseils. Moi je craque j’ai eu une période déjà si difficile, je le porte à bout de bras depuis 5 ans alors je suis lasse… ALORS MON MARI ESSAYE UN DIALOGUE, ON VA LUI PROPOSER DE PARTIR on va lui donner les moyens de vivre ailleurs et de s’assumer pour se responsabiliser ma survie est à ce prix car je suis trop mal c’est aussi pour me protéger car je t’avoue que ce weeeknd j’étais à deux doigts de partir… BISOUS MARIE

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