Archives de mars 2013

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*photos et dessins  source du net

il fallait bien qu’un jour les autres s’en mêlent,

il fallait bien qu’un jour la fratrie se réveille,

c’est étonnant alors comme elle devient dure, accusatrice,

ils ne savent pas encore combien les mots font mal,

ils ne savent rien de la vie,

ou pas encore sassez pour comprendre,

déjà assez pour accuser,

déjà assez pour faire mal,

il fallait bien qu’un jour tout recommence.

On me demande des comptes comme si j’étais redevenue l’enfant,

l’adulte irresponsable

incapable de discernement?

Je les attendais ces voix,

régulièrement elles m’accusent,

régulièrement elle me touchent,

régulièrement elles me lapident.

Il n’est de pire maux que ce monde sans violence ou seule les voix vous détruisent.

Il est des paroles qui sont pires que les coups,

des années de haine, des années de manipulation,

des années à me rabaisser,

des années à ne pas exister…

Et, tout recommence…

Cette fois-ci avec les enfants

Les voix ont été à bonne école,

celle d’un manipulateur pervers.

Alors

elles m’accusent …

Elles me culpabilisent pour mieux me faire fléchir,

On commence par me dire de bien réfléchir,

on se fait accusateur, moralisateur.

Les voix se mettent au diapason,

les voix se mettent à l’unisson ,

pour me faire réfléchir?

Non, pour me faire fléchir…

On me connait bien, on me manipule,

si je ne prends pas la bonne décision

on me dit que je m’en voudrais

que je suis comme cela

que l’on me connait,

que je suis colérique,

que j’ai mauvais caractère

on m’accuse de ne pas réfléchir, de m’énerver, de prendre les décisions à chaud,

on me rappelle des vieilles histoires d’adultes, celles qui n’ont rien à voir avec l’histoire du moment

d’avoir été en guerre contre d’anciens voisins qui se prenaient pour les rois du monde,

qui me menaçaient d’un préfet, d’un commissaire de police, d’avoir des relations avec l’ancien président de la république …

de pouvoir me faire du mal, beaucoup de mal…

L’un est mort mystérieusement dans une chambre de bonne, l’autre a fui en Belgique c’était déjà à la mode …

J’en rigole encore…

J’aurais pu en faire un livre…

Ce n’était pas les affaires des enfants, et pourtant ces vieilles histoires ressortent régulièrement pour m’accuser de nouveau de tous les maux!

On me dit que je suis fâchée avec tout le monde? ?

Bientôt on me traitera de bipolaire la maladie à la mode, on m’accusera de folie,

c’est moi qui suit sur le bucher des accusations.

C ‘est moi qui ne comprend rien,

qui n’accepte rien,

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c’est tellement facile de rejeter la faute sur l’autre,

pas assez patiente,

pas assez cool,

la fratrie se réveille, les frères se tiennent les coudes,

d’ailleurs c’est de ma faute,

TOUT EST TOUJOURS DE MA FAUTE!

s’il s’est fracturé la main contre une porte,

de rage, « la fracture du con » a dit le médecin

s’il a arrêté ses études en février l’an passé et n’a rien fait que dormir le jour pendant 6 mois,

s’il a recommencé des études la fac et vite décroché,

s’il a raté ses premiers partiels, ne va plus en cours,

presque plus aux TD,

s’est mis dans la tête qu’il pourrait redoubler…

C’est de ma faute s’il fume,

s’il se drogue,

s’il ne se rend pas compte qu’il détruit sa vie.

C’est de ma faute si je l’ai trop protégé.

Et moi dans tout ce gâchis,

qui me protège?

Vas-je devoir partir,

tout recommencer

ailleurs,

loin très loin,

les oublier enfin?

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Publié mars 27, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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continue et tais toi,

voici ce qu’il me propose,

toucher la pension alimentaire versée par son père

que je lui vole,

l’occupation de sa chambre,

le loger, l’entretenir, le nourrir, lui laver son linge …

c’est ma  participation

celle qui me dispense de lui payer une pension alimentaire

et ainsi rester chez lui et nous chez lui,

sa chambre en bordel, les bains à toute heure du jour ou de la nuit,

prendre la nuit pour le jour, en faire le moins possible

pour ne pas se fatiguer,

fumer ou boire

parfois fumer et boire,

regarder des séries,

en anglais s’il vous plait …

supporter parfois:

les copains qui vont et viennent et squattent sa chambre,

le frigo qui se vide surtout la nuit:  la journée il dort,

ne point le déranger,

ne surtout pas le réveiller…

supporter ses humeurs,

ou me taire pour ne pas les provoquer,

accepter sans rien dire,

pour qu’il ait:

La belle vie!

Que vous disais-je il est chez nous et nous n’avons plus de droit!

Publié mars 26, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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« votre enfant, n’est plus votre enfant… Ce n’est plus celui que vous avez mis au monde, choyé, soigné, élevé…

Il faut vous rendre à l’évidence, votre enfant est devenu un autre, un étranger que vous ne reconnaissez plus… »

A quel moment a t-il basculé, qu’ai  je fais, non pour mériter cela, mais quel erreur ai-je faite?

A quel moment la fêlure?

En quoi suis-je coupable,

D’ailleurs suis-je coupable?

De tous les maux, de tous les manques, de toutes les erreurs

les miennes, les siennes, de l’absence de son père et de la démission de père?

J’ai divorcé du père pour me sauver, pour nous sauver, et il retombe dans un autre enfer, celui qu’il s’est crée…

Coupable de n’avoir pas vu, là tout de suite,

de n’avoir pas su voir, pas deviné,

coupable de ne pas avoir compris, de l’avoir cru, de ne pas avoir su déceler ses mensonges…

Mon enfant n’est plus celui que j’ai mis au monde, n’est plus ce petit garçon que je tenais par la main, que je guidais sur le chemin de la vie.

Mon fils n’est plus celui que je soutenais, que je portais à bout de bras,

il n’est plus celui que j’aimais,

sans restriction, sans condition…

On divorce d’un père, on ne divorce pas de son enfant…

La douleur est plus forte.

Mon enfant n’est plus mon enfant,

celui que je serrais dans mes bras, celui qui m’aimais, qui me parlais, qui dialoguait,

Mon fils est devenu cet autre, que je déteste souvent;

Mon fils est devenu cet autre que je ne reconnais pas.

Mon fils est devenu cet inconnu qui vit chez moi,

ou plutôt non je suis une mère qui vit chez un inconnu.

Nous ne sommes plus chez nous, nous sommes chez lui,

il nous faut nous plier à son bon vouloir…

Et c’est intolérable.

Mon enfant est devenu cet autre que je ne reconnais plus,

cet autre qui m’exaspère et nous met en péril,

cet autre que je ne tolère plus,

cet autre qui a dépassé les limites de l’acceptable.

Mon enfant n’est plus mon enfant,

il a désormais en quasi permanence ce masque de haine, d’indifférence et  de violence.

Mon enfant est devenu un autre qui s’enlise chaque jour davantage,

et je suis impuissante, désarmée,

si on ne sait pas nager, on ne peut sauver une personne qui se noie,

Mon enfant est devenu cet étranger dont je ne comprends pas la langue, il est devenu cet autre qui se laisse couler,

Sa vie n’est plus un jeu, il se met en péril, il nous met en péril…

Mon enfant a dépassé les limites de l’acceptable, il fuit la réalité, il fuit les responsabilités,

il se ment à lui même.

Il a cette semaine dans un acte de rare violence, d’énervement … frappé la porte avec son poing,

fracture déplacée qui nécessitera opération et probablement pose d’une broche … Cela aurait du le calmer..

Mon médecin me laisse imaginer si j’avais été à côté de lui et si c’est moi qui avait reçu le coup…

Je ne l’imagine pas,

Je sais qu’il m’a mené en bateau,

qu’il a endormi ma confiance.

Mon enfant n’est plus mon enfant?

Je ne le crois plus,

Je me suis fait manipuler, habilement depuis des mois, moi et mon entourage familial,

Il nous a bien eu, bien endormi…

Nous ne voulions pas voir,

cela fait mal cette réalité!

J’ai enfin ouvert les yeux,

J’ai enfin compris ,

Mais le principal souci est que mon enfant est majeur…

Vendredi il a recommencé à s’énerver deux jours après avoir passé sa rage sur une porte,

cette fois il cherchait ce qu’il pouvait casser dans le salon pour m’atteindre…

Alors je suis en dérive, moi aussi, je suis de nouveau cette mouche qui se cogne contre les murs car elle ne trouve pas la sortie!

Mon enfant est dépendant,

Je peux m’estimer heureuse que cela ne soit que du hash,

mais la tolérance n’existe pas…

J’ai été trop tolérante, c’est ainsi je n’y peux rien cela fait partie de moi

de mon amour pour les autres, de mon envie de leur faire plaisir, d’adoucir les angles…

J’ai eu tort mais c’est ainsi.

JE NE SUIS PAS COUPABLE,

C’est trop facile de me jeter la pierre.

Je me sens mal parce que  pour la première fois

dans mon existence de maman je n’ai pas de solution pour l’aider sans qu’il accepte de se prendre en charge,

je ne peux ni aller à la fac et travailler à sa place, ni aller me faire soigner pour lui…

Je ne suis pas responsable de son comportement, de sa déviance, je la subit, quoiqu’il puisse dire ou faire je n’en suis pas la cause, pas plus que qui que soit d’autre.

On est seul responsable de son comportement, et on ne peut arriver à se libérer d’une dépendance que si l’on y est résolu.

Je vais devoir trouver des solutions, pour supporter cet enfant qui n’est plus le mien.

Je fais partie des parents qui doutent, des parents qui souffrent,

La drogue n’est pas un jeu,

Cela n’arrive pas qu’aux autres!

….

 

Publié mars 24, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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deauville0912 134

J’ai envie de partir,

parfois, souvent, sans prévenir, sans crier gare,

marcher sur le sable d’une plage le nez au vent,

les pieds nus,

ou retourner à Venise là ou s’arrête le temps,

ou à Londres ou la ville s’absorbe, me revigore

j’ai envie de partir,

parce qu’au fond je ne suis bien qu’ailleurs,

au bout de nulle part,

connaissez-vous Sissi l’impératrice d’Autriche

elle trainait son mal-être de voyages en voyages, elle fuyait Vienne,  elle fuyait sa vie,

elle n’était bien qu’ailleurs…

Mais n’étais-ce pas qu’une illusion de bonheur?

Comme elle je me sens si bien ailleurs,

ces voyages que nous faisons, ces weekends londoniens à répétitions,

ne sont pas anodins, ils sont mon oxygène, ma fuite en avant, quand je reviens j’ai un petit mieux,

j’ai mis de la distance entre eux et moi,

mais comme le balancier d’une horloge tout repart,

le va et vient d’une vie,

et tout recommence!

j’ai envie de partir, là tout de suite, m’offrir ce luxe de partir loin sans eux, sans leurs démons, sans leurs histoires, sans leurs paroles qui ne me font aucun bien,

et en laissant derrière moi tout ce petit monde qui m’obsède en me vampirisant…

J’ai envie de partir, de m’échapper pour un jour pour toujours,

loin de mon quotidien,

j’oublie un peu ma peine, j’oublie un peu mon fardeau.

N’est ce pas ainsi pour tous?

J’ai envie de partir pour découvrir des jours, ou la vie serait lumière,

ou mes rêves seraient plus beaux,

Je n’ai plus d’envies quand je suis ici,

ce n’est plus ma vie,

Mais ce qu’ils en font!

J’ai envie de partir et d’être seule face à moi-même sans échos,

sans paroles,

je n’ai plus envie de sourire, de rire, de faire semblant.

Je n’ai plus de rêves dans cette vie,

Je ne veux plus de cadeaux pour apaiser ma vie.

La fuite que l’on condamne,

cela ne se fait pas de partir ainsi,

il faut supporter jusqu’à … l’impossible!

j’ai divorcé du père, comment divorcer du fils?

Le vide qui s’installe dangereusement en moi, est ma fuite,

et je deviens une coquille vide.

Mais comme dit Misstic:

« C’est la vie, ça va passer. »

et dans peu de temps tout redeviendra comme avant…

Publié mars 21, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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« je sais ce que vous allez me dire. Il faut rentrer en vous-même… Je suis rentré en moi-même plusieurs fois.

Seulement, voilà, il n’y avait personne.

Alors, au bout d’un moment, j’ai eu peur et je suis ressorti faire du bruit dehors pour me rassurer… »

Jean ANOUILH,  La Valse des toréadors.

Je suis en turbulence, je vais mal, des évènements récurrents d’un souci familial bien sûr que pourrait ce être d’autre?

me font rentrer  en moi… mais il n’y a personne, je n’ai pas peur, dans cette bulle que je vais créer autour de moi il y a le vide c’est ma manière de me protéger,

d’absorber les coups, je me réfugie dans mon silence,  j’ai avalé mes pilules celles qui vont bien finir par me calmer, apaiser mon aspect extérieur pour ne laisser paraitre désormais que moi, le moi qui donne le change, pas de masque, c’est mon visage avec sourire pour les gens extérieurs,

je ne veux plus écouter les conseils souvent mauvais , les phrases d’un soit disant réconfort stérile quand indéfiniment on me renvoie à moi même, la phrase de mon meilleur ami revient en boucle en ce moment:

tu seras seule avec le problème, n’attends aucune aide de l’extérieur…

Ce soir là il avait vexé mon mari qui gentiment pense pouvoir tout faire pour m’aider quand il ne fait rien et ne peut rien faire …

Ce soir là mon ami avait raison…

Je n’ai personne à qui parler, car quand je parle on ne m’entends pas, on m’écoute tout juste pour me dire de faire autrement,

sans trouver aucune solution…

ma souffrance ou peutetre plutôt ma lassitude on ne l’entends pas, pourtant je l’exprime parfois comme ce soir, et cela n’a servi à rien…

Je suis seule dans la nuit devant mon écran, seule avec ma page blanche …

J’attends, l’hom furieux est parti ce coucher, il ne comprend pas qu’il ne m’est d’aucun secours qu’il ne réagit pas comme moi.

Que me dire tout et son contraire ne m’apaise pas .

J’ai voulu partir en cure de sommeil, je l’ai réclamée pour fuire les problèmes pour oublier un peu que je n’arrive plus à gérer l’ingérable

pour trouver un peu de paix

loin de tout, loin de tous…

la fuite en avant, j’en suis consciente mais dormir dormir pour oublier cela fait tant de bien.

quand j’ai osé l’évoquer il y a eu un tollé contre moi…

 Ce soir, là maintenant ça tambourine dangereusement dans ma tête, l’impression qu’elle va exploser …

Toute ma vie aura été une succession de tout va bien, faisons comme-ci …

je n’ai pas besoin de masque, je suis le masque

et parfois j’ai envie de dire à mes proches surtout, famille, amies…

S’il te plait écoute ce que je ne dis pas. Ne te laisses pas tromper par moi; Que mon apparence ne te trompe pas car je ne suis qu’un masque, peut-être mille masque sque j’ai peur d’enlever, bien que aucun d’eux ne me reprèsente vraiment.

Je peux sembler être en sécurité, paraître la confiance personnifiée, posséder le calme comme une seconde nature et n’avoir besoin de personne.Mais ne mecrois pas je t’en prie. Extérieurement je peux te sembler tranquille, néanmoins, ce que tu vois n’est qu’un masque sous lequel est caché mon vrai moi, dans la confusion, la peur et la solitude, mais je le cache afin que nul ne le sache.

La panique m’envahit rien que de penser que je puisse le laisser voir.

(…)

extraits traduit de l’anglais d’un texte de Charles C. Finn

que  mon amie Gwen m’a envoyée il y a peu, il me parle ce soir…

j’attends mon fils parti avec le copain de ma fille a l’hopital, il a eu suite à une dispute entre nous un accès de colère comme il peut en avoir et a fini en tapant dans la porte avec sa main…oubliant qui était le plus fort … il en a pour plusieurs heures d’attente à l’hopital … Il est face à son moi, son mal-être pour lequel je ne peux pas grand chose, il apprend en souffrant que passer sa colère contre une porte est stérile…

Je ne culpabilise pas curieusement, je n’y suis pour rien si son accès de colère envers moi aura eu cette conséquence, il y a longtemps que j’ai appris à déculpabiliser…

Je suis triste, je suis vide, je n’ai pas de solution quand il se bat contre lui même et ses démons…

J’ai eu l’espace d’un instant la visison que c’était son père qui criait qui s’énervait même voix même violence

c’est cela qui m’inquiète le plus, il est son double parfois, physiquement et la voix est étrangement ressemblante

et puis cette  violence un attavisme familial du côté des garçons…

contre lequel il m’est difficile de lutter!

alors le vide en moi me fait du bien, je ne pense plus à rien

Demain sera un autre jour…

Je ne me fais aucune illusion car je n’ai pas la solution!

simplement de me taire et de remettre le masque…

Avec lui je fais semblant et cela je le fais bien,

ainsi autour de moi seront-ils rassurés…

Juste un peu de moi qui s’en va!

je ne suis bien qu’ailleurs …

Publié mars 19, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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aff-marieHOMEaff-virgile

Vous avez certainement vu ces affiches dans Paris, dans vos villes, vous les avez regardé, elles vous ont plu, vous n’avez pas détourné le regard?

pour la deuxième année consécutive une journée internationale de la trisomie21

, une résolution de l’ONU a  institué la journée mondiale de la trisomie 21 le 21 mars. Une date hautement symbolique puisqu’elle fait référence aux 3 chromosomes21 à l’origine de la maladie, une journée parmi tant d’autres?

Non car elle nous rappelle que le handicap existe, une journée pour nous sensibiliser,  nous informer, nous interpeller …

à l’occasion de cette journée une campagne publicitaire superbe,

dont l’ambition est de changer notre regard sur la trisomie

et une interrogation:

« Trisomique et alors? »

une campagne tendre et un message qui interpelle,

21-mars---1

J’ai fait le choix il y a un peu moins de 20 ans de faire une aminiocentèse alors que j’étais enceinte de mon troisième enfant,

Je n’avais alors pas l’age requis pour être remboursée par la sécurité sociale, je n’avais que 36 ans

 je  me suis payé ce luxe absurde avec mes économies

(les miennes pas celle de mon mari cela fait la différence)

Ma tranquillité d’esprit égoïste  (et accessoirement celle du père) m’a coûtée à l’époque environ 8000€

Je l’ai faite en conscience et en sachant que si on décelait la trisomie21 il y aurait avortement thérapeutique.

Je n’étais pas prête à prendre un risque,

Je ne voulais pas prendre ce risque,

J’avais vu mes cousins avoir une petite fille trisomique,

ils étaient jeunes elle 20 ans lui 26ans

Elle s’appelait Sandy

J’avais 15ans, nous allions la voir à la pouponnière ma maman et moi le mercredi,

Elle n’avait pas beaucoup de visite Sandy de temps en temps mon oncle et ma tante?

sa grand mère maternelle

et nous le mercredi…

Ses parents étaient loin en Californie, aucun jugement

c’est la vie…

Puis elle est partie dans le sud à cause de ses problèmes de santé,

elle avait des problèmes de coeur…

Elle n’avait encore moins  de visites,

Elle est morte a 5 ans et demi…

Je me suis toujours dit jamais cela,

enceinte pour chaque enfant j’ai angoissé jusqu’à ce que pour mon dernier je reçoive ce papier m’annonçant que tout était normal et me souhaitant ne grossesse sereine…

Alors j’admire ces parents et leur témoignages, mais il ne fat pas jeter la pierre aux autres qui décident autrement.

Oui un enfant trisomique peut être une chance, oui il faut regarder autrement le handicap, oui pour la plupart ils ne l’ont pas choisi, oui s’ils l’avaient su avant ils se seraient sentis incapables de gérer et d’accueillir cet enfant,oui ils ont été anéantis, stupéfaits, oui cela les rends plus forts au delà des doutes, des difficultés, oui cela leur apporte beaucoup de joie et d’amour, oui leur témoignage est beau, limpide…

De l’épreuve, le couple, la famille est sortie soudée

Mais ils n’ont pas eu le choix…

Moi je m’en sentais incapable, je ne voulais pas non plus faire porter sur les frères et sœur ce que je considérais comme un fardeau le jour ou les parents ne sont plus là…C’était aussi une autre époque, le regard sur le handicap et l’intégration des handicapés dans la société était moins facile.

Dans la famille de Sandy on ne parlait pas, ou a demi mots… J’imagine qu’aujourd’hui tout serait différent, que l’accompagnement pour les parents aurait été plus important, peut-être aurait-elle été opérée puisqu’elle avait une cardiopathie… avec les progrès de la médecine et le suivi paramédical, la qualité de vie et l’espérance de vie des personnes porteuse de trisomie21 s’est amélioré …

quelques mois après la naissance de mon fils a été commercialisé un test permettant de déceler si l’on est dans la catégorie à risque et évitant de faire une amniocentèse,

Si c’était à refaire, 20 ans après je referai ce test et l’amniocentèse s’il le fallait

pour avoir le choix en pleine conscience!

Non seulement je n’étais pas prête pour des raisons personnelles , mais surtout je savais aussi au fond de moi que mon couple ne pourrait faire face à la naissance d’un enfant trisomique, et c’était cela le plus terrible peut-être au delà de la question du handicap…

Changer de regard sur la trisomie21 et quand ils sont là les intégrer avec joie dans notre société

Ne pas détourner notre regard…

Publié mars 18, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

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Ce soir j’ai revu avec émotion ce film d’Isabelle Mergault sorti en décembre 2007,

non pas parce que c’est un film extraordinaire, mais parce qu’il correspond à une époque de ma vie ou je tanguais beaucoup.

Je l’ai vu au cinéma lors de sa sortie, à cause de son titre je le reconnais…

Ce soir j’ai ri de nouveau et ce temps me paraissait soudain si lointain!

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Un jour de novembre 2004, une de mes collègues enterre son mari décédé brutalement…

Il est 6 h du matin ce matin là je suis seule dans le salon,

Je pleure comme tous les jours depuis un mois… On me dit dépressive…

Ce jour là en prenant mon café je me dis:

Ce n’est pas à moi qu’arriverait cette chance

Ce jour là j’ai compris que j’allais très mal en effet mais qu’il fallait que je m’en sorte…

Je  prenais des pilules pour voir la vie en rose,

elle était toujours aussi noire…

Alors j’ai commencé à voir un psy, pas celui dont on tombe amoureuse il était laid et je le trouvais nul,

de chez lui je ressortais en pleurant encore plus…

Il me donnait les clés vers le chemin de la liberté,

Il me donnait les clés pour ne plus être que moi

Il me donnait les clés pour ne plus être la gentille fille, la gentille femme…

Novembre 2005, je voyais le juge des familles pour l’audience de non-conciliation…

l’avocate de mon ex, me disait :vous êtes restée longtemps avec la juge vous aviez tant de choses à dire,

je ne comprends pas votre époux est charmant,

j’ai répondu: je vous le prête 1 mois vous me le rendrez au bout de 3 semaines…

15 Décembre 2005, les enfants et moi déménagions…

Décembre 2007, j’allais voir « ENFIN VEUVE » au  cinéma

en plein divorce il aura duré 4 ans plus 2 ans pour la liquidation de la communauté…

Je n’étais pas veuve,

Pas encore divorcée,

La bataille était rude… Je subissais la tourmente,

Il me l’avait prédit aucun cadeau, aucun répit

et je me battais…

oeil pour oeil, dent pour dent…

Il m’a fait payer mon départ mais j’étais non pas:

enfin veuve,

mais enfin libre!

Je ne suis pas veuve, parfois j’ai réellement pensé que cela serait mieux pour mes enfants

d’avoir un père mort plutôt qu’un père indifférent et si absent…

Je n’ai jamais culpabilisé…

Je savais au fond de moi qu’il n’y avait pas autre chose à faire pour me sauver

En février 2006, j’ai arrêté de voir le psy,

Il m’a dit ce jour là qu’il était fier du chemin que j’avais accompli,

que lorsque j’étais venue la première fois le voir j’étais comme une mouche

enfermée dans un bocal qui se cognait aux parois ne sachant comment en sortir,

que désormais je n’avais plus besoin de lui…

J’étais devenue moi…

Je ne suis pas veuve, je suis remariée

depuis deux ans le 2 avril prochain,

Au plus fort de la tourmente j’ai rencontré l’homme de ma vie,

5 ans déjà,

je ne l’attendais pas, nous ne nous sommes plus quittés…

Nus avons beaucoup de temps à rattraper,

beaucoup d’années de bonheur à vivre à deux…

l’éternité peut-être!

le film se termine par une chanson de joe Dassin:

Et si tu n’existais pas
Dis-moi pourquoi j’existerais?
Pour traîner dans un monde sans toi
Sans espoir et sans regret
Et si tu n’existais pas
J’essayerais d’inventer l’amour
Comme un peintre qui voit sous ses doigts
Naître les couleurs du jour
Et qui n’en revient pas

Et si tu n’existais pas
Dis-moi pour qui j’existerais?
Des passantes endormies dans mes bras
Que je n’aimerais jamais
Et si tu n’existais pas
Je ne serais qu’un point de plus
Dans ce monde qui vient et qui va
Je me sentirais perdu
J’aurais besoin de toi

Et si tu n’existais pas
Dis-moi comment j’existerais?
Je pourrais faire semblant d’être moi
Mais je ne serais pas vrai
Et si tu n’existais pas
Je crois que je l’aurais trouvé
Le secret de la vie, le pourquoi
Simplement pour te créer
Et pour te regarder

Et si tu n’existais pas
Dis-moi pourquoi j’existerais?
Pour traîner dans un monde sans toi
Sans espoir et sans regret
Et si tu n’existais pas
J’essayerais d’inventer l’amour
Comme un peintre qui voit sous ses doigts
Naître les couleurs du jour
Et qui n’en revient pas

superbe non, une belle déclaration…

les photos proviennent du net

Publié mars 17, 2013 par teatimeandscones dans Uncategorized

L'Atmosphérique

Marie Kléber

Un kiwi en Bretagne

Un kiwi c'est bien...en Bretagne c'est mieux!!!

Un Bonheur qui Pétille!

365 jours pour croquer la vie à pleines dents

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Bretagne, brocante, déco, séries télé, blog pur beurre salé avec parfois une petite touche d'Asie du Sud-Est !

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Il y a bien longtemps, dans une blogosphère lointaine, très lointaine... vivait un drôle de petit blog !

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